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Théâtre : Le cauchemar merveilleux

Au théâtre de la cité international : "Le cauchemar merveilleux"
Au théâtre de la cité international : « Le cauchemar merveilleux »

Ce soir j’ai eu la chance d’avoir été invité au Théâtre de la Cité internationale à Paris pour voir « Le cauchemar merveilleux » d’Arthur H et Léonore Mercier.

Résumer une pièce comme celle-ci, une expérience d’art actuelle n’est pas évidente mais je tiens à écrire quelques lignes ce soir pour partager l’idée de se laisser immerger dans un monde à la fois à part et proche de nous à la fois.

Pour mieux me faire comprendre je vais emprunter un passage du livre sur le théâtre « Le monde en détails » de Jean-Loup Rivière : … Il s’agit de prendre au pied à la lettre la plus belle des expressions que peut prononcer le spectateur peu disert, inhabile à l’analyse, que le trouble rend quasi mutique, mais qui veut néanmoins témoigner de son plaisir : « ça m’a changé des idées. »

Derrière la banalité de la réflexion se cache le plus juste critère de toute œuvre d’art. « Une idée a-t-elle été changée ? » devrait être l’écriteau apposé à a sortie de toute salle de spectacle, de tout musée, de tout livre …

à la découverte du théâtre actuel
à la découverte du théâtre actuel

Pour parler simplement j’invite tous les curieux d’art et d’émotions de s’y rendre au théâtre de la cité internationale ce weekend car l’évènement est programmé jusqu’au 27 janvier à Paris. On plonge dans un endroit sombre et accueillant avec des transats simples et confortables disposés en rond sous le Synesthésium, une construction métallique sur laquelle vont se refléter les lumières et qui plonge le spectateur dans un bain de sonorités et de mots. Les textes, les espèces de petits contes, écrits et interprétés par Arthur H résonnent en toute évidence sur des tas de vérités absurdes qui façonnent nos vies actuelles. Il suffit d’écouter. Sa partenaire sur scène Léonore Mercier habille le tout comme une magicienne avec des sons qu’elle manipule sous la coupole avec des gestes simples et précis.

« Écouter/voir » comme l’explique très justement le magazine art press et mentionne dans son article que ces deux artistes veulent rafraîchir un peu les oreilles des spectateurs, habitués à ne plus entendre que des dynamiques compressées dans des casques de smartphones. « Le son c’est une manière de rentrer dans l’intimité des choses », explique Arthur H., espérant que l’expérience du Cauchemar permettra « d’augmenter les capacités sensorielles du cerveau des participants »

(Comme je suis moi-même engagée dans un projet musical je peux comprendre trop bien ce qui veut dire par là …)

En tous cas pour ma part pas mal d’idées ont été changées à la sortie de la pièce et j’ai hâte de relire des textes d’Arthur H. car selon moi la langue Française dispose d’une puissance bien à elle. (Ce que je trouve est merveilleusement représenté dans les « Approches de Paul Celan » de Stéphane Mosès – mais ça c’est un autre sujet ….)

écouter / voir sous le Synesthesium
écouter / voir sous le Synesthesium

 

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