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La presse féminine – qu’est-ce que ça veut dire ?

la presse féminine

Nous nous trouvons tous plus au moins dans nos troubles de la rentrée, les inscriptions, le boulot, les activités … C’est assez drôle mais chaque année c’est un peu pareil, on se dit qu’on a tout préparé et sous contrôle mais il arrive toujours un truc qui nous a échappé, des surprises, des imprévus. En plus on retrouve tout le monde en agitation, ce qui fait qu’on suit comme on peut et nous voilà pris dans le tourbillon. Une fois qu’on connaît ce rituel annuel on sait à peu près à quoi s’attendre.

organized

Cette année par contre j’ai envie d’écrire un petit billet d’humeur sur ce sujet. Pour préparer la rentrée comme il faut un magazine pour femmes jeunes et dans le vent a décidé de me faire un petit cadeau. En rentrant de vacances j’ai trouvé le dernier numéro glissé entre des enveloppes de notre courrier habituel. Un cadeau avec un bulletin d’abonnement avec des tarifs les plus avantageux.

Avec tout le respect que je vous dois, votre manœuvre n’a pas fonctionné sur moi. Dans le passé j’ai mentionné comme petit bonheur de lire ce genre de magazine, ou bien comment faire pour en recevoir chez soi un abonnement de test. Mais mes goûts ont changé, je m’en excuse.

La presse féminine, mais qu’est-ce que ça veut dire ?

En regardant bien, je suis venu à la conclusion que ce genre de magazine est la plupart tout temps un facteur de stress pour les lectrices, je rigole – à peine.

laughing

Pour la rentrée justement – pourquoi je pense qu’il faudrait éviter de lire la presse féminine

1 – Quand on ouvre ces magazines fraichement imprimés j’avoue que les pages sentent plutôt bon, font un joli bruit et sont très agréables à toucher. Mais la première trentaine de pages se composent exclusivement de publicités des belles maisons de la mode. Sur à peine 200 pages c’est une bonne moyenne qui ne s’arrête pas là. Car le premier vrai article qui s’étend sur plus d’une page commence seulement à la page 80 … avant le ton reste léger (je veux dire encore plus léger) et fait surtout le point sur toutes sortes de nouveautés qu’il faut absolument connaître pour être dans le coup. En gros, je n’en suis même pas à la moitié de ce magazine mais mon portefeuille pleure déjà si jamais je devais obéir à un quart du tiers des suggestions d’achats pour être selon eux à la hauteur d’une rentrée convenable, digne de ce nom …

No money

2 – Un peu de culture quand même – des livres et des auteurs dans le vent qui ont leur place dans ce genre de magazine, car la femme d’aujourd’hui doit et veut s’afficher intelligente et pour ça il lui faut le livre choisi par la presse, comme un accessoire de mode pour montrer encore une fois qu’elle est dans le coup. C’est dingue mais quelle pression. Certes c’est une bonne chose de faire connaître des auteurs et tout, mais qu’est-ce que j’aime chiner mes bouquins chez Emmaüs … désolé, encore un point qui ne me concerne pas vraiment dans ce genre de lecture. Tant pis, je ne suis pas dans le coup.

smile

3 – Un peu d’amour, un peu de cosmétique, un peu de blablas sur les tendances sur le net, les réseaux sociaux comme Instagram par exemple, et à ce moment je réalise que j’étais déjà au courant des tendances sur Insta depuis quelque temps, car je me sers de cette application pour me documenter et m’inspirer … cette demie-page ne m’avance à rien de plus, désolé.

no sens

4 – A peu près au milieu de ce magazine on parle de femmes connues ou moins connues, mais représentative pour notre société. On explique à quel genre de chirurgie d’esthétique elles ont eu recours ces dernières années et si c’est plutôt réussi ou pas. Ou bien, on raconte que c’est normal qu’une quarantenaire succesful vit dans un autre pays que son mec et elle adore passer le temps de son café matinal avec lui sur facetime (… merci le placement de produit, mais on n’est plus à ça de prêt …). En fait j’adore nommer mon mari « mon mari » car c’est ce qu’il est, même si c’est grave démodé et je n’aimerais pas du tout vivre séparé de lui – tant pis, c’est probablement ennuyeux mais j’aime bien. De toute façon j’ai du mal à comprendre pourquoi depuis quelques années il faut absolument trouver ça normal d’être loin de son conjoint. Encore une fois tant pis, j’aime mieux vivre comme mes ancêtres. Déjà la formule « petite famille » n’est pas l’idéal pour le bien-être du genre humain. Selon des recherches approfondies nous sommes faites pour vivre en petite communauté, mais visiblement la tendance est à séparer d’une façon ou d’une autre encore plus des familles – avec le boulot comme éternel excuse, la liberté ensuite. Ai, j’ai du mal à suivre …

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5 – Les derniers 10 (!) pages se partagent entre un horoscope totalement insignifiant, un peu de déco, de culture, d’adresses parisiennes pour boire un coup (comme si ce magazine était vendu et lu qu’à Paris et nulle part ailleurs en France – je ne comprends pas. Certes il ne reste plus beaucoup de place dans ce magazine mais c’est toujours pareil, la plupart du temps on parle exclusivement des adresses parisiennes. Les lectrices qui ne sont pas à Paname doivent se sentir comment ? Je me le demande …

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6 – Et tout le gros pavé entre le début et la fin représente des fringues hors de prix, des bijoux, des sacs, des chaussures, des coiffures, des maquillages … à ce moment-là mon petit portefeuille est totalement achevé. Heureusement je ne le confronte pas à ce genre de marathon auquel les lectrices s’exposent tous les mois. Mais ça veut dire quoi au juste ? Les autres lectrices doivent sacrement bien gagner leur vie selon la lecture de ce genre de magazine. Ou c’est moi, je n’ai rien compris à la vie. Car avec mon boulot stable et sans prétention je suis contente si je parviens à équiper correctement mes filles pour la rentrée scolaire et ça s’arrête là.

fashion

Conclusion : ce genre de magazine n’est pas fait pour moi et je dois appartenir à une autre sorte de fille. Des maisons de presse, des salles d’attente et partout là où on rencontre des filles on trouve ce genre de magazines. Je pense sérieusement que dans la vraie vie la plupart des lectrices ne sont pas faites pour le budget qui est demandé par ces magazines pour suivre. Ils servent à quoi en fait ? à faire rêver ? Si la plupart des femmes ne se peuvent pas acheter ne se risque une petite partie de toutes ces suggestions elles doivent trouver l’argent où ? Chez un mari richissime qui vit loin d’elles ? Euh, ce n’est pas vraiment l’image d’une femme moderne, ni indépendante et encore moins libre. Pour ne pas employer le mot « pute » pour ce genre de femme, on peut dire « une femme entretenue » … enfin, ces magazines veulent vendre du rêve – mais c’est plutôt un cauchemar.

nightmare

Chirurgie d’esthétique, coiffure, maquillage, dépenser beaucoup d’argent – voilà les piliers de cette lecture. Et ce n’est pas le beau sourire de la jeune fille sur la couverture qui selon moi doit avoir environ vingt ans qui fait passer la pilule. Ce magazine est destiné à ma poubelle jaune avec d’autres déchets de la maison triés, dans l’espoir que tout ça peut être recyclé. Je ne le donnerais pas à une copine à lire … même pas en rêve, je ne peux pas avoir ça sur ma conscience.

Bref, les filles, faites comme vous voulez, mais ne me demandez plus où je trouve le temps de faire tout ce que je fais. Vous pouvez facilement gagner du temps et de l’argent en choisissant un peu mieux vos lectures. Et surtout vous pouvez gagner en sérénité, mais je dis ça juste comme ça.

zen

Merci pour toutes les images drôle sur GIPHY !!!

 

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