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Détox des réseaux sociaux!

 

crête
Un beau bateau pour décorer une plage sauvage en Crète …

 

Aujourd’hui je vais partager sur mon blog mon expérience de vivre « débranché ». L’impulsion m’était venu grâce à l’expérience pénible avec des grèves nationales du moment. D’autant plus que je travaille dans un univers composé en majorité de Parisiens qui nous regardent avec des grands yeux quand on leur explique qu’on peut vivre non seulement de l’autre côté du périphérique, mais même beaucoup plus loin. C’est vrai, quand on y pense, c’est quand même absurde de vivre à plus 70 km de son lieu de travail, mais la situation le veut ainsi, j’ai mes raisons pour lesquelles j’accepte ces trajets quotidiens, pour l’instant je peux le faire, l’avenir nous dira comment je vais poursuivre mon chemin.

Cela dit ces trajets ne sont pas toujours évidents en temps normaux, d’autant plus qu’il y a de plus en plus des personnes qui choisissent de faire pareil, les trains sont de plus en plus remplis ce qui rend difficile de se trouver un endroit tranquille pour écrire, se concentrer, mais de temps en temps j’y arrive. Avec les jours de grève tout le monde se rend compte de la fragilité de notre système qui fonctionne comme si, comme ça. Moins de trains, ou pas de trains du tout voulait dire beaucoup plus de fatigue, de stress et par conséquent, moins d’énergie et de temps à consacrer à autre chose que des obligations quotidiennes. (On est sur des rotules …)

 

coquelicot
Lumière d’un soir à travers un coquelicot sur mon chemin de retour après le boulot.

 

Suite à cette situation je me suis servi pour une fois d’un réseau social comme tout le monde, je m’explique : j’ai exprimé ce que je ressentais. Dans la vie normale c’est déjà compliqué d’échanger alors à travers des écrans, je ne vous raconte pas. C’est non seulement totalement inutile, mais en plus ça bouffe mon temps et mon énergie déjà bien rare. Ce constat m’a donné l’envie de vivre un peu comme avant – SANS réseaux sociaux, j’ai fait grève de tout ça et il s’avère que c’est une véritable cure de détoxication. J’ai débranché mon Instagram et mon Facebook sur mon téléphone et avec mon ordi j’allume le Wi-fi uniquement quand je veux faire quelque chose en particulier.

Premier fait après le premier jour – mes yeux sont moins fatigués. Je ne me suis pas rendu compte, mais je remarque une nette amélioration de ma vue et de ma perception des choses. Au bout d’une journée, c’est puissant comme constat.

Ensuite je parviens à me concentrer mieux sur tout ce que je fais et ça c’est vraiment important. Surtout quand on poursuit un projet de longue durée comme écrire un livre par exemple. Comment ça se passe en temps normal avec mes fichus réseaux tellement importants de nos jours pour se faire connaître, se faire un nom etc. ? Le peu de temps disponible pour travailler sur un projet créatif nous oblige à nous concentrer, nous plonger dedans et prendre des distances avec le quotidien. On n’y parvient pas toujours le premier coup alors on est tenté de jeter un coup d’œil sur son fil d’actualité dans l’espoir de trouver l’inspiration. Car on peut alimenter son réseau avec des comptes vraiment intéressants, mais le piège est là. Si on souhaite travailler sa créativité il faut se faire confiance et écouter se qui est en nous. C’est bien de s’intéresser à ce que font d’autres, mais il faut beaucoup de temps pour nous pour pouvoir créer et progresser. Il faut se faire confiance pour poursuivre son propre chemin. Et ça marche mieux en étant bien déconnecté de nos chers réseaux de blablabla inutile, sans parler des publicités et publications sponsorisées qui nous polluent l’esprit et nous fatiguent tout simplement. Ou pire, elles sont tellement pros et puissants qu’on se dit qu’on y arriverait jamais à un résultat concret.

 

monstre à la plage
Un monstre imaginaire trouvé à la plage en Crète.

 

En plus ce quoi cette idée d’aujourd’hui de devoir se vendre tout le temps, se mettre en scène et montrer ce qu’on ne fait pas vraiment? Parce que poster des images prend du temps, pendant ce temps on ne fait pas vraiment ce qu’on veut faire croire ce qu’on est en train de faire – dommage.
Et qui a vraiment envie d’être juste une marchandise ? Personne ! Tout le monde souhaite être aimé et apprécié pour ce qu’il est vraiment. Si on passe son temps à se vendre je ne pense pas que c’est la meilleure des solutions pour se connaître soi-même et rencontrer des personnes qui nous aiment telle que nous sommes en fait. Je dis ça comme ça, et je ne suis pas la seule à le dire.

Il y avait un autre point qui m’a en fait dérangé avec mes réseaux sociaux – j’étais trop au courant de ce que font mes amis et connaissance. C’est pénible en fait ! Je préfère qu’on me raconte ce qui est vraiment important pendant notre prochain café ensemble par exemple. En plus combien de fois on trouve telle ou telle expression, avis, affirmation juste ridicule et insensé ? Il ne vaut mieux pas tout savoir sur tout le monde en fait. C’est plus agréable pour tout le monde et c’est plus facile pour chacun de se valoriser juste comme il faut au moment d’une vraie rencontre dans la vraie vie.

Par moments je me sens un peu toute seule quand je vois tous les autres les yeux rivés sur leur téléphone en train de poster ce qu’ils sont en train de pas vraiment faire. (Eh bien oui, vous n’êtes pas en train de boire un super cocktail dans un bar incroyable avec une ambiance de dingue, vous êtes comme des petits soldats en train d’alimenter un fil d’actualité, comme si quelqu’un vous payait pour ça, comme si vous étiez des attachés de presse, des pros de la com – dommage en fait, car vous ne l’êtes pas et le temps passe.)

 

oeuf d oie
Un ami nous a donné des œufs d’oie …

 

Véridique, c’est top d’avoir ces deux mains libres dans une soirée, dans la cuisine, dans un bar, pendant une balade. Pas besoin de soucier de la sécurité d’un appareil qui coute quand même un certain prix, car il est simplement bien rangé dans mon sac, à l’abri des regards, de l’humidité et sans risque de tomber. En plus la batterie dure tellement plus longtemps, plus besoin de chercher comme une dingue une prise pour le recharger quand j’ai besoin de passer un coup de fil ou envie de faire une photo – juste pour moi.

Mes souvenirs justement – pas partagés. Je refais des photos sans me demander si elles vont bien dans l’esprit de mon fil d’actu. C’est un luxe incroyable !
On peut très bien vivre sans réseaux sociaux et ça il faut absolument réapprendre. Je vais poster des choses avec plaisir à nouveau, mais me déconnecter le plus souvent que possible. J’ai besoin de ce temps. S’il y une urgence je suis joignable par téléphone ou mail. Ça suffit largement.

 

Fleurs à planter
Kiff du printemps – planter des choses …

 

Vivre un peu comme avant, écrire, lire, peindre, réfléchir, rêver, être tout simplement, et ne pas se vendre. C’est dommage de se résumer à une marchandise, un consommateur de publicité, un numéro de carte bleue. Prenons ce qui est de mieux du progrès, mais trouvons-nous nous-même. C’est tellement sympa de voir le monde en vrai et pas à travers un petit écran. Nos yeux ont besoin d’apprendre à voir et nous de réfléchir tranquillement à des choses qui sont importants pour nous.

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Happy Millefeuille fait grève

Happy Millefeuille fait grève

Arrêt momentané du blog sans préavis déposé sur une durée indéterminée.

C’est mon deuxième jour à la maison et j’ai pris la décision de suspendre mon blog pendant un moment. Happy Millefeuille fait grève, eh oui, c’est comme ça. Je vais vous expliquer pourquoi et sous quelles conditions. Je ne veux absolument pas lancer un débat politique et je vais ne pas répondre aux commentaires.

La raison de cet arrêt : les grèves tout simplement.
Donc il n’est pas question de savoir si je suis pour ou contre, je vais juste me tenir aux faits et l’impact sur ma vie.

J’ai commencé à développer ma méthode « Happy Millefeuille » il y a quelques temps de ça et je tiens à le continuer et à retravailler avec. Se focaliser sur ce qui va bien.
Bon.
Maintenant, tenir un blog est une sorte d’engagement et nécessite un certain temps en dehors notre temps de travail rémunéré.

Actuellement c’est la crise en France et nous sommes touchés par des mouvements sociaux. Beaucoup de gens aux infos et parmi mes copains me disent qu’il est important de faire grève pour se faire entendre et ça vaut le coup de faire un petit effort ensemble pour se soutenir.
Je vais vous parler de ce que veut dire ce « petit effort » dans la réalité.
En fait ça veut dire concrètement mettre 3 heures et 35 minutes pour se rendre au travail (et pas 20 minutes à 1 heure supplémentaires du trajet habituel). Et ce ne sont pas trois heures tranquilles pendant lesquelles on pourrait lire par exemple. Non, c’est des heures d’attente pour un bus coincé entre une foule d’autres personnes avec des personnes qui donnent des coups de pieds et poussent avec violence les autres pour monter dans le bus. Voir même des agressions sexuelles avec des frotteurs, j’en ai eu un collé à ma cuisse comme un lapin en chaleur qui me riait aux nez parce que mes tentatives de l’afficher pour lui taper la honte n’ont pas fonctionnés. « Tiens-toi tranquille, la grande ! et arrête de gueuler ! » Voilà les mots des autres à côtés de moi, hommes et femmes, tous dans le même bateau en train de se battre pour une place dans un bus. J’ai littéralement disjoncté ! Sans aller dans des détails j’ai poursuivi mon chemin pour aller au travail dans un état qui vous pouvez peut-être imaginer. Plus de trois heures de trajet de la sorte veux aussi dire pas d’accès aux toilettes ni boire de l’eau et se tenir débout coute que coute. Nerveusement je n’étais pas capable de finir ma journée de travail et je suis parti deux heures et demie plus tôt en prenant sur mes heures supplémentaires. Mes repas je les avais vomis et j’ai pleuré pendant un certain temps, ce qui est en fait très fatigant.

Le retour vers chez moi se représente comme suit : des heures debout dans une foule sans pareil pour attendre des trains direction Melun, dans lesquels on ne peut monter car ils sont déjà remplis. On retient la foule avec des forces de l’ordre et je fatigue évidement. Donc je décide de monter dans un train qui m’amène à 25 kilomètres de chez moi. Il vaut mieux être à 25 kilomètres qu’à 80. Et je peux avoir une place assise. Après près de deux heures de route je me retrouve à Villeneuve la Guyard en Bourgogne et je me rends compte qu’il n’y a pas de bus, ni de co-voiturage dans ce coin. (Encore une petite histoire qui fonctionne pas trop mal pour certains, mais pas pour tous.) Alors je m’approche d’un petit café-bar pour me reposer un peu, recharger mon portable, boire quelque chose et attendre jusqu’à ce que quelqu’un pourrait venir me chercher. Mais en m’approchant je constate la présence exclusive de mecs qui m’ont déjà repéré à travers des vitres du café. Non merci, je le sens pas du tout, je poursuis mon chemin à pieds, la pluie c’est arrêté pour l’instant, Google Maps indique 5 heures de marches et faire du stop à côté d’une route nationale n’est pas la meilleure option pour une femme seule, mais tant pis. J’ai eu de la chance, car une voiture avec une petite famille s’est arrêtée et ils m’ont gentiment accompagné chez moi. St. Christophe a veillé sur moi en fin de compte. Je suis arrivée chez moi à 20 heures 24.

Aujourd’hui je suis sous calmant pour pouvoir manger à nouveau et garder ma nourriture. Mon médecin traitant m’arrêté pour le reste de la semaine. Lundi je vais reprendre mon travail et faire ce « petit effort » pour le combat des autres qu’il faut comprendre … euh, c’est qui veut dire concrètement que je vais partir de chez moi vers 6 heures du matin pour rouler 25 kilomètres pour reprendre le train de Bourgogne direct Paris. Il faut que je paye un supplément de 15 euros par trajet en plus de mon Navigo plus les carburant bien entendu. Je vais proposer mon trajet en co-voiturage, mais pas sur un site, car je ne voudrais emmener que des femmes. Vous comprendrais …

Mon travail débute à 10 heures 20 et se termine à 18 heures 30 si tout va bien. Je travaille à plein temps car j’ai des responsabilités financières envers ma famille. Je ne travaille pas juste pour m’occuper …
Je vais donc devoir quitter mon poste plus tôt pour retrouver ce train direct pour la Bourgogne. Et rentrer chez moi après 20 heures.

Bon, ce « petit effort » supplémentaire pour la « bonne cause humanitaire » va m’enlever du temps pour ma famille, moi, mes recherches, passions, ma maison, donc pour commencer : Happy Millefeuille fait grève aussi.

Parlons privilèges. J’ai râlé après ce que j’ai dû endurer et la réaction type me faisait comprendre que j’étais privilégié et que je ne devais pas râler pour si peu.
Bon, pour la petite histoire, je suis arrivée à Paris comme une immigré sans argent il y a bientôt 23 ans et je ne connaissais absolument personne. Tout ce que je me suis construite c’est grâce à mes efforts et le seule véritable bon conseil qu’on m’a donné un jour est venu d’une femme de ménage qui me propose encore aujourd’hui du café de temps à autre et on parle ensemble. Elle m’a dit qu’il faut prendre sa place dans la vie comme dans une rame de métro trop pleine – les gens sont obligés de laisser une petite place. Cette femme est adorable, je ne comprends pas toujours tout avec son fort accent d’Afrique du Nord, alors on rigole ensemble et on boit un café vite fait en cachette.

Pour ma présence sur internet j’ai à un moment donné abandonné mon vrai nom et commencé à écrire sous différents pseudos. J’ai tout donné pour un projet musical, l’écriture, la photo. Avec des bons conseils de pleins de personnes, surtout des hommes, qui parlait de faires des rencontres et s’ouvrir aux opportunités (sous-entendu : si on couchait ensemble, ça pourrait arranger tes soucis d’argent et t’aider dans ta carrière artistique).

… euh … c’était comment déjà ? Hashtag #metoo #balancetonporc et « faire des petits efforts »

Et maintenant je me trouve devant un point mort. Ce blog perd tout son sens pour moi. Il ne m’apporte rien pendant cette période de souffrance et de galère.

Les réactions des gens autour de moi suite à mon agression sont très parlant et je vous préviens. Si ça ne vous est jamais arrivé sachez qu’il y aura pas grand monde pour vous aider ! Tout le monde détourne le regard ou vous noie sous des conseils idiots pour se débarrasser de vous et se donner bonne conscience. Je dis bien : TOUT LE MONDE ! Seulement mon médecin m’a réellement écouté – il est obligé, je le paie pour ça et je l’ai choisi comme médecin traitant. Mes filles écoutent aussi, mais ce sont mes filles ! Je tiens à les protéger au maximum et ne veut pas les accabler par mes galères. Mais les autres sont trop occupés avec leur vie et leurs opinions ou bien content de ne pas être si proche que ça de moi finalement car une agression sexuelle ou pire un viol ça fait toujours tache.
J’ai même entendu dire que je devais faire attention la prochaine fois et ne pas me défendre trop violent, je pourrais blesser mon agresseur et il pourrait porter plainte contre moi. (Mais bien sûr, j’en prends bien note de ton conseil à la con !)

Pour l’instant je délaisse mon blog et ma présence sur Facebook, probablement même sur Instagram. Ça ne me sert strictement à rien en ce moment. Je vais continuer étudier mes pierres, lire mes livres, boire du thé, même faire un voyage et prendre des photos, mais comme avant Internet. Je vais faire une détox des réseaux sociaux et voir ce que ça donne. Tant pis si je perds des abonnés. Entre nous – la plupart s’abonnent uniquement à un compte Insta ou WordPress pour attirer l’attention sur ce qu’ils ont à vendre eux. C’est comme faire une expo – on rencontre un max de pique-assiette qu’ils vous laissent tous leurs cartes de visites afin que vous alliez voir leurs trucs à eux, mais pendant ce temps vous ne vendez rien. Mais en attendant vous êtes content car vous croyez aux rencontres, aux ouvertures … mon œil !

J’avoue, j’ai envie de revivre un peu comme avant – sans réseaux sociaux. Prendre des photos pour la beauté de la chose sans se demander si ça plaît à sa communité, ses followers … faire des dessins et des peintures juste pour moi, sans les partager avec le plus grand nombre de visiteurs, sans être instagramable, me balader quelque part sans penser quelle image ça va donner pour mon profil Facebook et Instagram et je vais voir ce que ça donne.

En attendant, au revoir et prenez bien soin de vous ! Protégez vos filles, vos enfants, pensez aux femmes et parlez de tous ce qui ne va pas, même et surtout si ça dérange.

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« La Magie du Rangement » – mon 1er chapitre perso:

Il est temps d'apprendre la Magie du rangement

Bonjour tout le monde !

Vous avez peut-être déjà entendu parler de la magie du rangement. Il existe bien entendu le hashtag #lamagiedurangement lequel se trouve forcement liée à une jeune femme japonaise nommé Marie Kondo. Personnellement j’ai entendu parler de son livre et de sa méthode il y a déjà plus de trois ans. Une amie de l’époque m’en parlait avec un enthousiasme un peu trop insistant à mon gout (pour ne pas dire que j’ai trouvé cette conversation engagée de sa part chiante et pénible à écouter). Mais pour qui elle se prenait ma copine de ce moment qui a fini par devenir une vague connaissance (pour d’autres raisons bien entendu) ?
Sa maison était perpétuellement en bazar, un désordre partout, elle criait constamment après son fils et donnait des ordres incessants à son époux. Ses repas n’étaient ni très bons, toujours servi après une attente incroyable, on crevait de faim après une journée de boulot autour d’un apéro, une gentille catastrophe en fait. Nous avons passé du temps ensemble parce que nos maris respectifs s’entendaient bien et avaient des intérêts en communs. La vie a fait que nous nous voyons plus et c’est très bien comme ça.

Je vous parle de cette situation du passé pour illustrer comment on peut avoir une impression erronée sur un sujet à cause du simple fait que nous avons pris connaissance de quelque chose dans un contexte pas très positif.
Ma maison est plutôt bien rangée, du moins l’ordre est important pour moi et je n’aime pas le bazar qui traine dans notre espace de vie. Il est important pour moi que chaque lieu de la maison soit utilisable pour ce qu’il doit nous apporter à chaque moment de la journée. Les lits sont faits et propres, la cuisine rangée et nettoyée pour préparer les repas, le coin canapé disponible pour accueillir tout le monde pour se reposer, etc etc.

Donc avec mon esprit critique et sceptique je ne comprenais absolument pas pourquoi on devait appliquer une méthode de rangement pout tenir sa maison ?

Je me disais que pour des personnes désordonnées avec un train de vie chaotique c’est peut-être important de se donner de temps en temps l’impression de faire un pas vers un habitat plus ordonné, mais je n’y croyais absolument pas. Quand j’entendais une connaissance parler d’une méthode de rangement ou mieux, d’un bouquin sur le développement personnel je n’accordais aucun crédit. Une lubie qui allait leur passer très bientôt, je me disais simplement. Pour moi part je n’aime pas parler de ce que je veux faire avant de le commencer. Je préfère faire mes recherches et études avant toute seule et de me lancer petit à petit. Réaliser des choses est très important pour moi, en parler vient plus tard, pour partager les expériences et continuer à apprendre et à développer.

Maintenant je tiens mon blog depuis un certain temps et le considère comme un compagnon de mon développement. Je me laisse guider par mes intuitions et je suis heureuse de voir que j’ai pu reprendre d’autres projets en parallèle et atteindre certains objectifs. Mais j’ai souvent l’impression de manquer du temps, d’être submergé par des évènements et des tâches à accomplir. Pourtant je sais très bien que je parviens à utiliser mon temps pas trop mal et que les choses avances.

Magie du rangement 1er chapitre 3

Un heureux hasard a fait que je suis tombée sur le manga qui parle de la méthode de la magie du rangement de Marie Kondo. J’aime beaucoup flâner dans des rayons des livres ésotériques, éventuellement choisir des cônes d’encens pour la maison, regarder des beaux ouvrages. Et justement le rayon des livres de développement personnel n’est jamais très loin et je découvre ce manga. Mes filles adorent lire des mangas et je rêve que leur chambre soit bien rangée, mais je ne sais pas comment y parvenir. Je n’aime pas l’idée de crier sur elle, donner des ordres et de faire ça dans un état désagréable et épuisant.
C’est pénible et fatiguant ce rôle de mère, je ne le ferais pas, je n’y vois pas l’intérêt et je me dis qu’un rangement doit venir de la personne qui habite ce lieu. En fait j’espère de déclencher quelque chose dans la tête de mes filles en laissant trainer ce manga qui raconte la méthode de Marie Kondo dans les toilettes. Mais je sais déjà que je vais le lire moi-même. Un manga se lit facilement et je n’ai pas envie d’accorder du temps à son livre et je vais vous dire pourquoi. Non seulement à cause de la mauvaise première impression donné de ma copine de l’époque. Aussi parce que j’ai déjà vu des bloggeuses et instagrameuses prôner les bénéfices de cette méthode avec des photos d’une déco incroyablement girly, épuré, dans des tons pastel. Des intérieurs sortis d’un magazine de déco, parfaitement accordé aux tendances actuelles, et vide et impersonnel à mon gout. Je ne voyais pas l’intérêt de copier ce genre d’idéal pour moi non seulement inatteignable et surtout à des achats que je n’ai pas envie de faire.

Jeudi dernier je me trouve bloqué chez moi à cause d’une grève générale des transports et je suis énervée. Il n’y avait pas question un jour d’une sorte de service minimum ? Il se trouve que j’ai des heures supplémentaires à ne plus savoir qu’en faire et je m’arrange avec mon boulot. De retour chez moi je me fais un café et je me pose avec ce nouveau manga et commence à le lire.
L’exemple donné est très parlant. Une belle petite histoire d’une jeune femme dans la vie d’aujourd’hui. Elle se trouve submergée par un bazar sans nom dans son petit appartement et ne sait absolument pas par où commencer. Alors elle fait appel à une pro – la fameuse Marie Kondo entre en scène. Tout d’abord pour commencer pas besoin d’acheter quoi que ce soit. Il suffit de faire le tri. Mais on procède par objet et non pas par endroit. Et cette idée me plaît ! Je considère ma maison comme rangée, mais j’ai le sentiment que quelque chose ne va pas. Je sais en tous les cas que je perds beaucoup de temps à nettoyer et à ranger justement. Faire le tri, je sais faire, mais ce n’est pas très agréable comme activité et je me sens fatigués après.

Magie du rangement 1er chapitre 4

Alors Marie Kondo nous suggère de choisir un thème d’objets par lequel commencer. Moi, je choisis les livres. J’aime les livres ! Ils sont importants pour moi. J’ai énormément de livre chez moi. Et je commence à comprendre qu’ils ne sont pas tous important, juste un certain nombre d’entre eux. J’avais commencé à faire le tri pour en vendre au prochain vide grenier, mais ce petit tas me prends de la place aussi dans la maison. Donc je décide de suivre le conseil de Marie Kondo : apporter TOUS les livres de ma maison au milieu du salon et de les regarder. Si leur couverture ne parle pas, ne me fait pas vibrer, je sais que ne vais pas relire ce livre, eh bien je peux le remercier pour ce qu’il m’a apporté et le laisser partir. Tous les livres donnés par des personnes, je ne suis pas obligée de les garder comme une décharge.

Magie du rangement 1er chapitre 2

Je me pose la question pourquoi j’ai gardé tous ces livres ? Et il me revient un souvenir quand j’avais 12 ans. J’adorais aller à la bibliothèque et j’avais sympathisé avec un des employés. Un jour il m’avait invité moi et mes parents à sa fête du printemps dans sa maison. Nous sommes allées et j’étais impressionné. Sa maison était magnifique à mes yeux. Cet homme vivait seul, toutes les chambres de son habitat étaient décorées avec soin et excentricité. Des mises en scène des objets, des peintures, des installations, des collections des vinyles, des cartes postales et un nombre de livres incroyable.
Chez lui on écoutait de la musique, on partageait des plats exotiques, tous ses amis semblaient intéressants et se donnaient en spectacle. Dans ma tête j’avais gardé l’objectif de me constituer aussi une collection des livres pour impressionner tout le monde, être quelqu’un … vous voyez où je veux en venir. Cette idée date il y a 30 !!!! Ma vie n’est pas du tout semblable à la vie de mon pote à l’époque. En fait je l’ai perdu totalement de vu et en plus j’ai appris plus tard qu’il a sombré dans la dépression … Il vivait seul, moi je vis dans une famille. Les gens qui viennent chez nous n’ont absolument pas besoin d’être impressionnés par mes livres ! Personne à part moi ne les regarde en fait.

Magie du rangement 1er chapitre 1

Je peux les laisser partir avec joie ! J’ai fini par faire mon tri assez rapidement et remplir ma voiture avec pour les déposer chez Boulinier. Pour moi un excellent choix, je gagne un peu d’argent comme récompense pour mon effort et tous mes trésors lâchés peuvent être trouvés à moindre cout par d’autres personnes. Quand je reviens à la maison je peux ranger mes livres bien-aimés dans une bibliothèque nettoyée. C’est beau, c’est reposant. Il y a de la place, je retrouve des livres que j’adore vraiment bien mis en valeur et facilement d’accès si j’ai envie de les utiliser. C’est top !

En plus tous les livres sont concentrés à des endroits stratégiques – là où je travaille. Plus de livres dans notre chambre ! Quand je me lève plus le petit stress au réveil à la vue de tous ces bouquins qui attendent d’être lu et sur lesquels s’accumule la poussière ! Je sens que je vais parvenir à me concentrer plus et gagner du temps au nettoyage par exemple.

Vous voyez comment peut fonctionner la magie du rangement ? C’est un acte vraiment très personnel et c’est pour cette raison que j’ai pris du temps pour raconter mon histoire un peu plus dans le détail. Vous ne laissez pas influencer par des raisons erronées. Faites-le pour vous et pour retrouver votre véritable VOUS ! Il ne s’agit pas de jeter, il s’agit de trouver ce qu’on aime et de laisser partir le reste.

Je me suis fait une petite liste avec des prochaines objets et j’ai hâte de recommencer pour continuer à laisser la joie respirer dans notre maison.

Vous avez déjà fait vos expériences avec la magie du rangement?

N’hésitez pas à laisser vos commentaires !

 

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Objectif Zéro Déchets

Obectif Zéro Déchets

Sur beaucoup de blogs on en parle : l’objectif Zéro Déchets ! Et je suis impressionnée comment certains y parviennent vraiment bien. De mon côté les choses avancent plutôt doucement, je dois l’avouer. Les habitudes, l’emploie du temps, les envies des uns et des autres dans la famille. Quand on travaille à plein temps ce n’est pas vraiment évident de fabriquer tous les jours les cookies nécessaires pour le goûter des enfants. Mon magasin vraiment écologique n’est pas facile d’accès pour moi, dont je me retrouve régulièrement avec des gâteaux achetés en grande distribution avec les emballages qui vont avec. Sans culpabiliser bêtement il suffit de garder en tête que les emballages ne sont pas gratuits. On les paie, tout comme le marketing qui va avec. Donc ce n’est pas un effet de mode de réfléchir au zéro déchet dans un ménage. On le fait pour la planète et en fait aussi pour son portefeuille.

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Alors encore une fois je me focalise sur ce qui va bien (méthode « Happy Millefeuille » oblige !), et je regarde ce qu’on peut faire. Comme par exemple garder les emballages de ses œufs pour les utiliser pour faire pousser ses semis. Ça tombe bien, la saison commence tout doucement. C’est le moment de mettre en terre certaines graines si on veut faire pousser ses légumes. Bien entendu ce n’est pas évident de faire pousser la quantité nécessaire pour toute une famille dans un petit espace, mais je pense que l’expérience et l’apprentissage de faire pousser des choses qu’on aime manger ne peuvent être que bénéfique. Il est important de réapprendre à savoir faire des choses soi-même.

Ensuite – j’aime beaucoup des bougies et je ne jette plus les restes. Quand j’ai suffisamment de cire il suffit de la faire fondre dans un bain de marie, ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles et réutiliser les verres par exemple qui ont servi à contenir des confitures. Il suffit de se procurer un rouleau de mèche pour bougie et les petits médaillons pour faire tenir la mèche droite dans la cire chaude. Ces éléments sont faciles à trouver dans des rayons de bricolage ou sur internet. En plus c’est une belle expérience que j’ai envie de tenter à nouveau avec d’autres combustibles pour bougies. Une histoire à suivre.

Pendant que j’étais occupé avec ma cire et mes mèches j’ai demandé à mes filles ados de faire une tarte aux pommes, car dans notre panier à fruits un certain nombre de pommes n’avaient plus l’air très appétissants. Bien entendu on ne les jette pas, ils sont parfaits pour une tarte.

Vous voyez, il est important de garder certaines idées en tête, même ou surtout si on ne parvient pas à les réaliser dans leur totalité toute de suite. Chaque petit pas est un avancement et le tout est plutôt satisfaisant à réaliser.

Vous avez aussi vos expériences avec l’objectif « Zéro déchets » ? N’hésitez pas à laisser vos commentaires !

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L’influence (positive) de mon blog sur moi

Happy with my blog

Bonjour tout le monde ! Ce matin je me suis dit que je devrais écrire un petit article sur l’influence positive de mon blog sur moi. En même temps cet article peut aider certains à décider de se lancer et d’en profiter également. Aujourd’hui tenir un blog peut paraître un peu bizarre, beaucoup de blogs se ressemblent, on ne sait pas très bien de quoi on devrait parler, beaucoup de conseils sont trop orientés business, on parle d’influenceurs, de « it-girls », de fashionistas et que sais-je.

Bon, du calme ! On se pose et on réfléchit. Ce n’est pas la peine de vouloir endosser un rôle qu’on ne peut pas tenir, donc commencer un projet qu’on va abandonner parce que d’autres y arrivent tellement mieux que nous, vont de succès story à une collab’ alléchante, de voyages de dingues, des produits de luxe, une mise en scène parfaite de chaque selfie. (Pour la petite histoire j’ai rencontré une fois Chiara Ferragni par exemple en vrai et en life. Tous mes collègues de travail étaient comme des dingues et trop contents de savoir que c’était moi qui allais s’occuper d’elle. Moi, qui tiens un blog ! Euh, j’avoue qu’avant de rencontrer la belle blonde Italienne en vrai, je ne savais même pas qu’elle existe. Elle était plutôt sympa, accompagné par son assistant très hype et proche d’elle et une autre assistante, qui s’occupait de son maquillage au cas où quelqu’un allait prendre une photo de Chiara, on discutait de ses souhaits et j’ai fait de mon mieux dans le cadre de mon travail d’y répondre et c’est tout. Dans ma pause-café je me suis connecté à son compte Instagram (11,2m de followers !) que j’ai même suivit pendant un petit moment histoire de connaître un peu mieux son sujet.

Cette anecdote nous montre bien que ce n’est pas forcément parce qu’on tient un blog qu’on est branché mode à fond. Et que les influenceurs sont des personnes d’affaires qui travaillent dur et jamais seul, plutôt dans l’enceinte d’une entreprise bien organisée.

Origami
Il y a deux ans j’ai participé avec cette photo à un photo challenge sur Instagram – une tentative touchante d’entrer en contact avec Instagram, le monde des personnes créatives et tendances.  
Origami 1
En tous les cas j’ai changé, non seulement ma façon de prendre des photos, mais j’aime bien me souvenir de cette époque et du chemin que j’ai parcouru depuis ces derniers 2 ans.

Alors à quoi bon de commencer un blog si on n’a rien à dire de spécial, on n’y connaît rien au yoga par exemple, au food, à la cuisine vegane, on ne voyage pas beaucoup et on n’a pas envie de remplir des wishlists avec des choses qu’on ne peut pas s’offrir, juste pour attirer des vues sur son blog (je vous parle d’un conseil que j’ai vue et revu plusieurs fois sur des blogs destiné à des blogueuses fauchées – non mais, allô quoi !

En quoi ça va m’aider à lister des articles inaccessibles pour mon portefeuille sur mon blog ? Ce genre d’article va m’apporter au mieux une série de commentaires impersonnels d’autres bloggeuses en quête de vues de likes. Dans ce cas on ne peut pas parler de motivation, de développement personnel ou d’échange – en tous les cas c’est mon avis. (Il y en a peut-être des personnes pour qui ce genre de blogging suffit).

Roses at work
Cette photo par exemple je l’ai pris il y a 1 an et ça n’allait pas fort du tout dans ma tête, mais peu importe, il y avait un beau bouquet de fleurs, je l’ai photographié et collé une phrase d’Aristote histoire de garder le moral et me focaliser sur des petites choses qui vont bien.

En tous les cas j’avais envie de partager mon expérience perso avec mon blog genre « électron libre » que je tiens avant tout pour moi et qui me sers à partager mes expériences qui tournent autour. L’idée m’était venue grâce à Facebook qui me propose régulièrement des photos-souvenirs d’il y a 1 an, voir 2 ans et ça c’est vraiment intéressant pour moi. D’un coup je me souviens de mon état d’esprit à ce moment et je me rends compte du chemin que j’ai parcouru grâce à une méthode que j’ai développée toute seule. A un moment de ma vie plus rien ne semblait aller droit, tout allait de travers, tous mes projets avaient échoué ou se trouvaient sur un point mort. Ajouté à ça des situations de crises dues à des réalités politiques, c’était difficile de savoir où j’allais et comment j’allais devenir avec tout ce bazar négatif autour de moi.

Alors j’ai décidé d’écrire tous les jours pendant trois mois sur un sujet positif, qui allait bien dans ma vie, prendre des plus belles photos que possible pour illustrer l’affaire et de me tenir et choisir des phrases et des mots positifs pour présenter mon sujet choisi aux inconnus.

Au bout de trois mois j’avais constaté que mon cerveau était un peu comme reprogrammé d’une façon positive. Les petites choses prenaient une plus grande place dans ma vie tout simplement parce que j’ai décidé d’écrire une sorte d’article. Dans ce genre d’exercice pas de question des se plaindre sur son sort. Parler de ses problèmes est une bonne chose, mais il faut savoir à qui on s’adresse et surtout éviter de tourner en rond si on veut s’en sortir.

Aussi le fait de choisir un pseudonyme m’a permis de prendre du recul tout simplement. « Happy Millefeuille » est juste un mot, Lucie C. est la personne qui écrit, c’est tout. En plus le fait de choisir des pseudonymes pour mes différents projets me permet de les présenter d’une façon plus claire. (D’ailleurs il va falloir songer à un autre pseudo pour un projet qui me tient particulièrement à cœur depuis des années et qui ne demande à être développé.)

Pendant mon travail avec ma méthode perso je me suis spécialisée en tant qu’amatrice en litho thérapie. C’est la raison pour laquelle je développe mon magasin en ligne, je travaille sur la structure d’une newsletter et j’étudie beaucoup des variétés de pierres. Sans mon blog je n’aurais peut-être pas eu la bonne approche avec ce genre d’activité.

e-shop
Mon magasin en ligne avec mes trésors !

Vous voyez, on peut commencer à travailler avec son propre blog sans être dans une structure de dingue, sans être un spécialiste dans un domaine, et en tirer une certaine satisfaction et des résultats positifs. Pour ma part je peux partager quelques astuces :

1 – Avant de commencer on choisit un thème avec un nom qui nous convient, nous fait plaisir et avec lequel on peut s’identifier.
2 – Au début on se plie à un certain rythme histoire de se mettre dans le bain et d’apprendre.
3 – Choisir un pseudonyme n’est pas obligatoire, mais peut s’avérer utile pour garder une certaine distance avec son travail. Cela nous permet aussi d’être plus critique et/ou plus indulgent, selon les cas.
4 – Il est important d’être honnête avec soi-même pour bien connaître son point de départ.
5 – Et surtout : prendre plaisir en ce qu’on fait, prendre son temps pour avancer à son rythme et se contenter des petites victoires afin d’avancer sûrement et développer quelque chose de solide.

J’espère que ce résumé vous a plu. Il est grand temps pour moi de revoir ma méthode « Happy Millefeuille » et de la développer, mais chaque chose dans son temps.
Prenez soin de vous et n’hésitez pas à partager vos expériences dans vos commentaires.

 

 

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« Une fille parfaite » – Mary Kubica

Une fille parfaite

Je viens de terminer la lecture d’un deuxième livre de Mary Kubica et je suis très contente de pouvoir approfondir mes connaissances dans des romans noirs d’actualité. (Une élève de mon mari m’a fait ce cadeau incroyable et elle m’a légué toute une collection de livres.) En fait c’est simple, le fait de se plonger dans ce genre d’histoire nous donne l’impression de connaître un peu mieux des réalités d’autres personnes comme nous en apparence et de ce fait se connecter un peu mieux aux réalités de notre monde.

Résumé du livre :
Une jeune femme issue d’une grande famille d’avocat et héritière d’une fortune considérable vit sa vie un peu rebelle comme artiste et enseignante dans des quartiers défavorisés. A priori elle se cherche à construire sa vie jusqu’au beau jour quand elle fait la rencontre d’un homme charismatique, mais inconnu et elle disparaît.
L’histoire raconte son calvaire et celui de son ravisseur. Mais également les angoisses de sa mère et comment la parfaite famille est arrivée dans cette situation inconcevable.

Mon avis :
Mary Kubica prend du temps à nous plonger dans l’intimité de chaque protagoniste de cette histoire épique. Surtout elle nous amène dans les profondeurs sombres de la société américaine soi-disant normale, mais probablement plus destructeur qu’on ne peut admettre.

Ce que j’en conclus personnellement sont les dégâts que les humains peuvent s’infliger les uns des autres au profit des apparences et à supprimer l’amour si nécessaire au développement et être de chacun de nous.

Une fille parfaite Poche – 14 novembre 2016
de Mary Kubica (Auteur)

Poche: 512 pages
Editeur : HarperCollins (14 novembre 2016)
Collection : HarperCollins Poche
Langue : Français
ISBN-13: 979-1033900986
ASIN: B01M1993HU

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« L’Inconnue du quai » – Mary Kubica

Mary Kubica - L Inconnue du quai

Une famille, un homme, une femme, une fille adolescente vivent leur vie selon des règles du rêve américain d’aujourd’hui. Papa est banquier et s’occupe des gros contrats pour l’entreprise qui l’emploie et ramène l’argent pour faire vivre sa famille. Sa femme travaille dans une association à but non lucratif pour venir en aide aux réfugiés et aux sans-abris. Les adultes sont trop occupés par leurs obligations qu’ils ont un peu oublié leur vie de famille il semble. Leur fille unique les méprise et n’aime rien en ce qui concerne sa famille.

Un beau jour la maman reste bloquée sur une sans abris qu’elle a vu dans la rue avec un bébé dans les bras. Cette image ne lâche plus la femme et toute l’histoire commence sa descente aux enfers à ce moment.

L’histoire est racontée du point de vue de la mère, du père et de la jeune sans-abri. Chaque personne a son passé, ses douleurs, ses cauchemars inavoués mais présents, ses blessures qui font surface à un moment donné pour prendre le dessus.

J’ai été vraiment sensibilisée à la pauvreté des gens humainement totalement délaissés par notre société et ça dans tout sorte de classe sociale. Tout le monde peut basculer à un moment ou un autre pour pas grand-chose, simplement parce qu’il a été abandonné par l’humanité, que tout son être se résume à jouer un rôle qu’il a certainement choisi, mais qu’il ne suffit pas pour lui permettre à devenir lui-même. Ce récit nous montre qu’il ne faut pas prendre à la légère les douleurs et les peurs des autres, qu’il vaut mieux prendre soin les uns des autres quand il est encore temps. L’idéale de la toute petite famille n’est qu’illusion. Il suffit de peu pour mettre en danger toute une famille et l’Etat n’est pas capable de s’occuper des plus faibles.

Je suis très contente d’avoir découvert Mary Kubica et je vais enchainer avec un autre roman d’elle : « Une fille parfaite ». Kubica prend du temps pour écrire chaque sensation, sentiment, ressenti de chaque personnage. Même si elle prend le risque d’installer certaines longueurs dans l’histoire. En tous les cas il ne faut pas lire ses romans uniquement comme un policier, plutôt comme une fresque de la société américaine.

L’inconnue du quai (HarperCollins Noir)

de Mary Kubica (Auteur)

  • Format : Poche
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 400 pages
  • Pagination – ISBN de l’édition imprimée de référence : 2280283190
  • Editeur : HarperCollins (11 janvier 2017)
  • Langue : Français
  • ASIN: B01DW2L1V4
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« Betty » – Arnaldur Indridason

Betty

Un roman noir du grand Nord, un policier avec des personnes du Nord comme protagonistes. Je pense que c’est une bonne chose de connaître un peu le fonctionnement de ces peuples pour bien plonger dans ce genre d’histoire et comprendre les acteurs et leurs choix.

Une jeune personne un peu perdue dans son métier de juriste rencontre un jour une très belle femme qui la persuade de travailler pour son époux, un riche et puissant homme d’affaires, connue dans tout le pays.

Je dois avouer que Indridason a réussi à me surprendre avec sa façon de mélanger les genres, de nous faire rencontrer que l’humain avec ses désirs, ses espoirs, ses peurs et sa fragilité. Nous sommes peut-être plus fragiles et faciles à laisser influencer si quelqu’un sait jouer avec nos sentiments les plus intimes.

Ce qui est remarquable aussi est la durée de ce livre – il se lit très rapidement, c’est un livre court. Pourtant il aborde des sujets graves dans nos existences. Mais il reflète parfaitement notre époque. L’argent et la reconnaissance sociale sont les principaux buts à atteindre dans une vie. Sauf qu’il faut remarquer que la plupart du temps ceux qui ont atteint ces buts se retrouve en face d’un néant et c’est à ce moment que les choses se corsent. On veut changer des êtres, de vie, de façon de vivre et avant qu’on se rende compte, une machinerie terrible s’est mise en route.

Ce qui m’a particulièrement surprise est le changement vraiment surprenant un peu après le milieu de l’histoire. Personnellement j’ai été étonné comment l’écrivain sait jouer avec des clichés qui habitent en nous. J’avais l’idée que je suis une personne relativement ouverte d’esprit, mais dès le début l’histoire j’ai été convaincu que le protagoniste principal était un homme. Peut-être je suis la seule à avoir eu ce sentiment. Ou bien il s’agit du fait que c’est un homme qui raconte l’histoire. Mais en même temps c’est appréciable qu’il aille droit au but, sans détour, pour éviter des longueurs.

Je ne donne que quatre étoiles car malgré tout je trouve que l’histoire et les actions des personnages restent selon moi un peu trop prévisible.

Betty (Anglais) Poche – 29 novembre 2012

de Arnaldur Indridason (Auteur)
  • Poche: 240 pages
  • Editeur : Points (29 novembre 2012)
  • Collection : ROMAN NOIR
  • Langue : Anglais, Français
  • ISBN-10: 2757830449
  • ISBN-13: 978-2757830444
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Happy New Year 2018

Happy new year 2018

Enfin je m’accorde un peu de temps pour souhaiter à mes lecteurs de ce blog une bonne et heureuse année 2018 ! Nous avons jusqu’à la fin du mois de janvier pour le faire à ce qu’on dit. Je vous souhaite Santé et Bonheur surtout, le reste va suivre et il ne faut jamais oublier que nous sommes maîtres de nos vies. Je ne vais pas aller par les quatre chemins, certains ont pu constater l’évolution et les changements de mon blog. J’ai laissé tout l’historique depuis le début pour ceux qui ont envie de se faire une idée du chemin parcouru.

En ce moment je suis très occupé à garnir mon magasin en ligne avec ma première collection de pierres et de cristaux. En tant qu’amatrice de litho thérapie j’ai envie de partager cette passion avec vous et c’est pour cette raison que j’ai décidé de choisir quelques pierres et les proposer à la vente. Une nouvelle aventure qui commence et j’aime particulièrement l’idée qu’il reste tellement à apprendre qu’on n’a jamais fait le tour de la question. Tout reste à faire, à découvrir. Et c’est justement cet état d’esprit que j’ai envie de partager aussi à travers ce blog.

Pas plus tard qu’hier soir pendant une émission de grande écoute à la télévision ils annoncent une sorte de révolution dans l’histoire de l’humanité comparable à l’arrivée des machines à vapeur ou l’électricité par exemple – l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos vies. J’avoue que ce constat m’a vraiment déçu. Qu’il existe des robots informatisés de plus en plus performants dans le développement de beaucoup de domaines est une chose. Mais la comparaison au moment de l’arrivée de l’électricité par exemple est selon moi pas juste. Car ces robots n’aident pas vraiment l’humanité dans son ensemble à progresser, se soigner, se déplacer, étudier, se tenir chaud et s’alimenter. Il s’agit la probablement encore une fois d’une évolution et production pensée dans un sens unique pour apporter du profit à ceux qui sponsorisent l’affaire. Et pourquoi s’en réjouir de l’existence de machines qui correspondent à des idées d’humains pour nous faciliter l’interaction avec nos banquiers, assureurs, réceptionnistes, peut-être même analystes et en tant que prostitués. Ce ne sont rien d’autre que des machines qui exécutent ce qu’on leur demande de faire et qu’il suffit de débrancher pour s’en débarrasser.

Mes propos semblent peut-être négatifs, mais je suis seulement révoltée. Selon Krishnamurti l’humain doit être révolté pour devenir libre.

Je suis donc réellement déçu de la définition de l’arrivée de l’intelligence artificielle comme une révolution dans notre société. Je m’attendais à mieux. Quand j’étais plus jeune et j’apprenais en cours d’histoire les dates des grandes révolutions j’espérais secrètement un jour de pouvoir vivre un tel évènement. Et nous sommes en plein dedans. Bon, et si l’humanité s’était trompé d’ordre de l’arrivé des choses ? Je veux dire que l’histoire nous a appris beaucoup de nos erreurs, nous savons en gros comment nous guérir, nous nourrir et nous instruire. Selon une logique de bon sens on pourrait commencer à travailler sur l’humain et son développement, pour devenir plus, plus humain, plus sage, plus puissant dans des domaines inexplorés de nos pauvres cerveaux laissés vides. Vide, le contraire de plein. Je sais que les points que je viens de mentionner concernant nos soins, l’alimentation et l’instruction sont pure théorie. Eh bien, justement, l’arrivée de robots qui remplacent des humains dans beaucoup de domaines est insensé. Il s’agit juste d’images auxquelles les humains ne correspondent pas et sont une sorte de preuve que concevoir une société superficielle nous apporte pas de vie. La vie c’est autre chose. L’humain est capable de vivre autrement, sinon il n’aurait pas survécu jusqu’à aujourd’hui. Et il a surtout survécu parce qu’il est capable de vivre l’instant présent, sans savoir ce que demain va lui réserver, si sa famille va pouvoir vivre ou non, si l’année suivante va être prospère ou pas. L’humain peut développer de la créativité en tellement de domaines, danser autour d’un feu, observer la nature, s’en inspirer, faire son allié, faire des erreurs et apprendre, transmettre, se battre, se réconcilier, aimer, se souvenir et surtout percevoir la beauté de la planète qui nous sers d’habitat.

J’avoue que j’éprouve un certain plaisir quand je parle à ma banquière, une secrétaire, une institutrice, ma boulangère (tiens, curieux, spontanément je n’ai nommé que des femmes dans ma liste d’exemples …) et je parviens à savoir un peu plus sur elles, leur façon de voir le monde, les changements des saisons et l’évolution de leurs vies et de les voire sourire pour le simple fait d’être reconnue en tant qu’humain. Si un jour je me trouve en face d’un robot, même hyper sophistiqué et dans son domaine plus malin que moi, je me demanderais comment lui faire un court-circuit et de l’arrêter tout simplement.

Maintenant je me demande pourquoi je n’ai nommé que des personnages féminins dans mes exemples ? Probablement parce qu’il me paraît plus facile de communiquer avec elles. C’est certainement aussi une petite explication sur le développement de nos blogs, nos comptes Instagram, nos échanges et nos persévérances. La majorité de blogs que je lis et des personnes qui me suivent sont des femmes. Nous ne sommes pas toujours d’accord et avons des points de vue tellement différents, des approches et des histoires souvent opposées, mais on apprend, on fait des choses « qui ne servent à rien », juste parce que c’est beau ou intéressant. Les gens qui savent s’occuper des enfants sont doués pour ça, faire et répéter des choses ingrates, mais continuer malgré tout et agrémenter le quotidien avec des petits bonheurs, des plaisirs, la beauté et de la grâce. Des choses qui font de nous des humains, qui nous rendent fort, qui nous font grandir et aident d’autres à grandir, se reposer, se soigner. Inventer des histoires, des peintures, des bijoux, des dessins, des sculptures, juste pour apercevoir un peu de notre être qui parle à quelqu’un d’autre. Ou planter des fleurs pour comprendre les cycles des saisons et voir des abeilles arriver. En ce qui concerne l’humanité je peux trouver d’innombrables exemples pour illustrer l’utilité d’un humain pour un autre humain et son environnement. Et je pense que c’est là-dessus qu’il faut se focaliser.

Dans cette idée je vais dons continuer à faire vivre mon blog et ma méthode « Happy Millefeuille ».

Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle année remplie de joie, de projets, de force, de créativité, d’humanité, de musique, de bonnes lectures, de bienveillance, d’amitiés et d’amour.

Bien à vous,

Lucie C.

P.S. Je doute qu’une machine pourrait écrire comme ça …

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« Hortense » – de Jacques Expert

Hortense

Bonjour tout le monde ! J’espère que vous avez passé des bonnes fêtes en famille, simplement se retrouver avec des personnes qui vous sont chères. Je viens de terminer la lecture d’un livre justement pendant mon retour de voyage pour retrouver ma famille. C’était très étrange de se retrouver tous ensemble dans la joie et de la bonne humeur et lire ce roman qui raconte une situation très glauque. C’est peut-être la raison pour laquelle je n’ai pas lâché cette lecture, car le contraste de la vraie vie où je me trouve entouré d’amour et de bienveillance avec des personnes que j’aime, et cette solitude profonde qui est le sujet principal de l’histoire d’« Hortense ». Je peux comprendre pourquoi ce livre a tellement plu à autant de lecteurs, l’histoire se déroule à Paris et montre comment les gens peuvent vivre côte à côte sans pouvoir être ensemble, car les situations ne le permettent pas, ne le souhaitent pas.
Malgré tout je n’ai pas voulu donner une excellente note à ce livre pour quelques raisons très simples :

Résumé:

Voici le récit d’un enfant enlevé. L’histoire retrace le calvaire d’une maman qui déclare que sa petite fille a été kidnappé par son père biologique qui en occurrence n’a jamais voulu reconnaître l’enfant à la naissance et a laissé la mère à l’abandon au moment où elle lui a annoncé la grossesse.

Ce livre est structuré par chapitre comme un récit soit par la protagoniste principale, la maman en détresse, qui raconta sa jeunesse, la façon comment elle a rencontré le père de sa fille, comment elle a vécu la petite enfance avec sa fille et tout son calvaire pendant des années de recherches de la petite disparue. D’autres chapitres son écrit comme des témoignages des personnes interrogées par les enquêteurs de cette affaire.
Le tout se déroule à Paris dans des années 90 – 2000 jusqu’aujourd’hui.

Vingt deux ans plus tard la mère en détresse semble reconnaître sa fille dans une jeune femme qui travaille comme serveuse dans un restaurant à la mode pas loin de son appartement et l’affaire prend un autre tournant.

Mon avis:

J’ai lu ce livre avec un grand intérêt car je m’attendais à une intrigue invraisemblable. Dans l’ensemble l’histoire n’est pas mal écrite, mais j’avoue que j’étais un peu déçu quand je me suis rendu compte que le déroulement allait dans un sens assez prévisible. Jusqu’à la dernière page je m’attendais à un tournant vraiment surprenant. Ce fut le cas, hélas, un tournant qui enlève toute crédibilité de toute l’histoire. Je ne vais pas révéler l’énigme ici, car ce livre a reçu le prix des lecteurs 2017 et beaucoup de personnes aiment beaucoup ce livre et cet écrivain. Je ne voudrais donc pas enlever le suspense de cette lecture. Mais l’affaire est malheureusement incohérente. C’est la raison pour laquelle je vais lui donner que deux étoiles.

Hortense – Poche – 31 mai 2017

de Jacques Expert (Auteur)
  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (31 mai 2017)
  • Collection : Policier / Thriller
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2253086681
  • ISBN-13: 978-2253086680