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Écrire pour un journal de jeunes

écrire pour un journal d jeunes ... autrefois !
écrire pour un journal d jeunes … autrefois !

La fameuse phrase qu’on prononce par moments avec nostalgie qui disent que dans une époque revoulu les choses étaient mieux, n’est heureusement pas toujours vrai. À bien y réfléchir de moins en moins mais ça c’est un autre sujet plus philosophique.

Aujourd’hui j’avais juste envie de me souvenir d’une anecdote dans ma vie de gamine. J’écrivais des histoires depuis mes six ans donc à l’adolescence c’était presque naturel que je rencontre l’équipe qui tenait un journal de jeunes dans notre MDJ de la ville. On se retrouvait autour d’une petite table sale envahie par des graffitis sombres fait avec des feutres à l’encre indélébile et des taches de café. La musique rock progressive nous obligeait d’hurler pour se faire comprendre. Un mec de ma classe écrivait des textes de révolte de critique politique et je ne comprenais pas une seule phrase de ce qu’il voulait dire. Et il n’arrêtait pas de dessiner des caricatures bizarres et étranges à mes yeux. Je ne sais pas ce qu’il est devenu. À côté il y avait une fille à l’apparence très sage et posée qu’il voulait écrire sur des activités dans la petite ville, comme par exemple le marché de Noël. Et un autre mec plus âgé avec un air très fatigué et détaché se laissait convaincre d’écrire un article sur un concert d’un groupe rock local dans un village dans les environs. À l’époque c’était la guerre d’Irak et j’avais pondu une histoire amusante inspirée par ma petite sœur à qui je tentais d’expliquer un peu des infos. Le tout tournait autour de la vision d’un enfant et son monde, et comme quoi les peluches n’étaient pas douées du tout pour la guerre donc c’était difficile à comprendre. (Ma sœur a 9 ans moins que moi et on jouait beaucoup ensemble.) J’avais lu mon court texte devant l’assemblée des initiés de ce journal. Le rédacteur en chef trouvait l’idée originale et demandait démocratiquement à tous les membres de l’équipe ce qu’ils en pensaient. Honnêtement je ne me souviens plus de leurs réactions, d’autant le musicien manqué faisait semblant de dormir. Écrire un texte sérieux sur l’actualité des grands titres de la presse me semblait très prétentieux. Notre journal minuscule avec un tirage insignifiant ne pouvait à mes yeux avoir un autre intérêt qu’amuser un peu les quelques lecteurs. Mais mes petits collègues me demandaient sur un ton de reproche pourquoi j’étais toujours obligée de parler du positif et du bon dans l’humain.

L’article fut imprimé et j’ai toujours continué d’écrire sauf pour ce journal. Eh bien je me suis dit : faire ce qu’on aime devrais au moins nous faire plaisir à nous, d’autant de plus si on ne reçoit pas un centime pour le travail effectué. Eh bien oui, déjà à l’époque j’avais envie de voir le positif et d’en parler avec un certain humour.    

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J’aime des carnets

Mes carnets - une passion !
Mes carnets – une passion !

Aujourd’hui j’avais envie de parler de mes carnets et j’étais agréablement surprise du nombre que j’ai pu remplir au fil du temps.

Des notebooks pour les voyages, des livres, des idées, des pensées … etc. etc.

Lucie loves Notebooks ...
Lucie loves Notebooks …

Des carnets – depuis toujours j’aime des carnets. Je me souviens que déjà petite j’aimais en faire collection. Je me disais que ce n’était pas raisonnable, un carnet est un utile et il fallait en avoir besoin pour noter des choses. Si un carnet déjà utilisé n’était pas rempli selon l’éducation de ma famille il y avait aucune nécessité de posséder d’autres carnets. Même si le papier était particulièrement doux ou coloré, peu-importe si le carnet avait une forme amusante, pas besoin d’y réfléchir – je n’en avais pas besoin. Alors je cachais mes carnets chéris comme je pouvais. Le plus drôle était que je trouvais de quoi écrire dedans – des listes avec des choses que j’aimais, que je n’aimais pas, des thèmes différents pour chaque carnet – un était bien pour des idées d’histoires, l’autre pour des observations du quotidien, un autre était parfait pour noter des trucs de fille et un autre pour des réflexions sombres et encore un autre pour des histoires romantiques mais sérieuses, et peut-être un spécialement pour des trucs qu’on décrirait aujourd’hui comme « kawai ». (Oui, j’adorais déjà Hello Kitty, Littles Twin Stars, etc.)

Session de photos pour mes carnets
Session de photos pour mes carnets

Je n’avais aucune envie de me limiter – autrement dit lire l’étranger de Camus de son plein gré à douze ans (ce n’étais pas au programme scolaire chez nous) et collectionner des « My little poney » secrètement dans mon secrétaire qui se fermait à clefs c’était tout à fait possible (quel dommage que je ne les ai pas gardés ces jouets des années 80 … ce sont de collectors maintenant !)

Notes, idées, dessins, collages dans des carnets
Notes, idées, dessins, collages dans des carnets

Je n’ai pas vraiment changé en fin de compte et j’adore l’idée de la liberté de pouvoir apprendre sur incroyablement de sujets différents, être curieux tout simplement. Les notes dans des différents carnets m’aident à garder un semblant d’ordre dans tout ça.

Et chaque première page d’un tout nouveau carnet est un peu comme une promesse pour une nouvelle étape.

Souvenirs cachés et carnets extraordinaires
Souvenirs cachés et carnets extraordinaires

L’avantage indéniable d’un bon vieux carnet avec des pages en papier est qu’on peut glisser des fleurs séchées et des photos dedans et des chats peuvent s’abriter entre deux piles pour faire une sieste.

Mes chats peuvent faire une sieste entre des piles ... bon, j'exagère...
Mes chats peuvent faire une sieste entre des piles … bon, j’exagère…
Sketchbook
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